Topic à interview.
Pour commencer celle de Mika Hakkinen qui nous parle de SA retraite, de Schumacher, d'Alonso, de Kimi et de Heikki...
Mika Häkkinen a été le plus grand adversaire de Michael Schumacher en F1. A l'heure où sonne la retraitre pour l'Allemand de Ferrari, l'ex-pilote McLaren, double champion du monde, porte un regard admiratif mais aussi lucide sur leur rivalité...
Vous avez quitté la F1 fin 2001 et vous êtes pilote Mercedes en DTM depuis 2005. Les sensations extrêmes de ces monoplaces vous manquent-elles ?
M.H. : Ce ne serait pas juste de dire que cela ne me manque pas. Une Formule 1 est une machine absolument fabuleuse mais, psychologiquement, mon esprit est complètement tourné vers le DTM. Je suis sûr que si je le demandais à Ron Dennis, il me donnerait le temps de tourner à bord d'une Formule 1. J'ai en ai eu un aperçu lors du dernier Festival de Goodwood, mais c'était pour le show. La dernière fois que j'ai fait ça sérieusement, c'était il y a cinq ans et demi. Et oui,, le temps passe !
Trouvez-vous la Formule 1 actuelle excitante ?
M.H. : La F1 est un feu permanent, une excitation, des bruits, une chaleur qui se dégagent, mais j'ai l'impression qu'il manque quand même quelque chose, quelque part. Néanmoins, je suis incapable de dire quoi.
La Finlande a produit des champions du monde comme Rosberg et vous-même, et occupera encore le devant de la scène en 2007 avec Räikkönen et Kovalainen. N'avez-vous jamais-vous songé à monter un Grand Prix de Finlande ?
M.H. : Ce serait fascinant d'avoir une course, mais il faut bien se rendre compte que la Finlande ne compte que cinq millions d'habitants. Il faudrait apporter beaucoup de moyens, impliquer nombre de sponsors d'envergure. Je ne pense pas que l'argent soit la clé du problème mais un tel projet reste très compliqué.
Michael Schumacher a dit qu'il n'avait vraiment aimé se battre en F1 qu'avec un pilote, vous-même. « C'était de la course à l'état pur », a-t-il déclaré...
M.H. : Oui, il a dit ça et j'en ai été flatté. Il a parlé de « course à l'état pur » car nous ne nous sommes jamais accrochés, ni plaint l'un de l'autre dans la presse. C'est l'une des raisons de ce respect que Michael éprouve pour moi. L'inverse est vrai.
C'est la preuve qu'une rivalité peut mal démarrer (accrochage à Macao en F3, en 1990) et bien se terminer...
M.H. : Oui, mais au-delà de ça, il faut aussi comprendre que mon intention a toujours été la course. Quand j'étais jeune pilote, je regardais comment faisaient les plus vieux que moi et lorsque je suis arrivé en F1, je me suis dit que je devais être un exemple pour les jeunes, que je devais leur montrer comment courir dans un esprit loyal. Courir juste pour se battre contre un autre ne sert à rien. Crier et jurer ne mène à rien. Dans la vie, c'est important de communiquer avec les autres et de se comprendre. A mon niveau, j'ai essayé d'apporter ça dans la course.
Comment jugez-vous la carrière de Michael Schumacher ?
M.H. : Contrastée. Elle a été incroyable, mais elle a laissé des sentiments mêlés à beaucoup de pilotes du fait de son comportement en piste. Mais je pense que le plus important est qu'il sait au fond de lui-même si ce qu'il faisait en pilotant était bien au pas.
Pour avoir pris votre retraite au sommet, pouvez-vous nous dire s'il ne risque pas de s'ennuyer, ou d'avoir le blues par moment ?
M.H. : C'est sûr, ça va être un gros changement dans sa vie, quelque que soit la façon dont il s'y est préparé. Nous avons la course dans le sang. C'est un besoin, une joie, une effervescence intérieure. Mais Michael est un gars intelligent, et je pense qu'il a un plan.
Que pensez-vous des transferts de Kimi Räikkönen chez Ferrari et Fernando Alonso chez McLaren-Mercedes ?
M.H. : Question difficile ! Ça mériterait une longue réponse, approfondie, mais le temps manque un peu. Je vais essayer de faire court... Disons que Kimi a un énorme challenge devant lui. Il doit maintenant apporter des résultats. Pas de doute là-dessus, c'est un super pilote, il a un talent énorme, mais il doit à présent concrétiser. Concernant Fernando, toute la question est pour lui d'être un acteur, un catalyseur dans l'équipe. S'il y parvient, il aura le soutien de McLaren-Mercedes, et dès lors l'équipe fera tout, absolument tout, pour lui.
Et Heikki Kovalainen, le remplaçant d'Alonso chez Renault ?
M.H. : Renault l'a fait grandir et il est diablement motivé. Je pense qu'il peut garder la tête froide et aller très vite...
Vous verra-t-on au Trophée Andros, cet hiver ?
M.H. : De ce que j'en ai vu et entendu, cette compétition sur glace a l'air très plaisant. Mais il faut bien courir avec une marque, et en tant que pilote Mercedes, la question est difficilement envisageable.
SOURCE : NEUF.FR
Pour commencer celle de Mika Hakkinen qui nous parle de SA retraite, de Schumacher, d'Alonso, de Kimi et de Heikki...
Mika Häkkinen a été le plus grand adversaire de Michael Schumacher en F1. A l'heure où sonne la retraitre pour l'Allemand de Ferrari, l'ex-pilote McLaren, double champion du monde, porte un regard admiratif mais aussi lucide sur leur rivalité...
Vous avez quitté la F1 fin 2001 et vous êtes pilote Mercedes en DTM depuis 2005. Les sensations extrêmes de ces monoplaces vous manquent-elles ?
M.H. : Ce ne serait pas juste de dire que cela ne me manque pas. Une Formule 1 est une machine absolument fabuleuse mais, psychologiquement, mon esprit est complètement tourné vers le DTM. Je suis sûr que si je le demandais à Ron Dennis, il me donnerait le temps de tourner à bord d'une Formule 1. J'ai en ai eu un aperçu lors du dernier Festival de Goodwood, mais c'était pour le show. La dernière fois que j'ai fait ça sérieusement, c'était il y a cinq ans et demi. Et oui,, le temps passe !
Trouvez-vous la Formule 1 actuelle excitante ?
M.H. : La F1 est un feu permanent, une excitation, des bruits, une chaleur qui se dégagent, mais j'ai l'impression qu'il manque quand même quelque chose, quelque part. Néanmoins, je suis incapable de dire quoi.
La Finlande a produit des champions du monde comme Rosberg et vous-même, et occupera encore le devant de la scène en 2007 avec Räikkönen et Kovalainen. N'avez-vous jamais-vous songé à monter un Grand Prix de Finlande ?
M.H. : Ce serait fascinant d'avoir une course, mais il faut bien se rendre compte que la Finlande ne compte que cinq millions d'habitants. Il faudrait apporter beaucoup de moyens, impliquer nombre de sponsors d'envergure. Je ne pense pas que l'argent soit la clé du problème mais un tel projet reste très compliqué.
Michael Schumacher a dit qu'il n'avait vraiment aimé se battre en F1 qu'avec un pilote, vous-même. « C'était de la course à l'état pur », a-t-il déclaré...
M.H. : Oui, il a dit ça et j'en ai été flatté. Il a parlé de « course à l'état pur » car nous ne nous sommes jamais accrochés, ni plaint l'un de l'autre dans la presse. C'est l'une des raisons de ce respect que Michael éprouve pour moi. L'inverse est vrai.
C'est la preuve qu'une rivalité peut mal démarrer (accrochage à Macao en F3, en 1990) et bien se terminer...
M.H. : Oui, mais au-delà de ça, il faut aussi comprendre que mon intention a toujours été la course. Quand j'étais jeune pilote, je regardais comment faisaient les plus vieux que moi et lorsque je suis arrivé en F1, je me suis dit que je devais être un exemple pour les jeunes, que je devais leur montrer comment courir dans un esprit loyal. Courir juste pour se battre contre un autre ne sert à rien. Crier et jurer ne mène à rien. Dans la vie, c'est important de communiquer avec les autres et de se comprendre. A mon niveau, j'ai essayé d'apporter ça dans la course.
Comment jugez-vous la carrière de Michael Schumacher ?
M.H. : Contrastée. Elle a été incroyable, mais elle a laissé des sentiments mêlés à beaucoup de pilotes du fait de son comportement en piste. Mais je pense que le plus important est qu'il sait au fond de lui-même si ce qu'il faisait en pilotant était bien au pas.
Pour avoir pris votre retraite au sommet, pouvez-vous nous dire s'il ne risque pas de s'ennuyer, ou d'avoir le blues par moment ?
M.H. : C'est sûr, ça va être un gros changement dans sa vie, quelque que soit la façon dont il s'y est préparé. Nous avons la course dans le sang. C'est un besoin, une joie, une effervescence intérieure. Mais Michael est un gars intelligent, et je pense qu'il a un plan.
Que pensez-vous des transferts de Kimi Räikkönen chez Ferrari et Fernando Alonso chez McLaren-Mercedes ?
M.H. : Question difficile ! Ça mériterait une longue réponse, approfondie, mais le temps manque un peu. Je vais essayer de faire court... Disons que Kimi a un énorme challenge devant lui. Il doit maintenant apporter des résultats. Pas de doute là-dessus, c'est un super pilote, il a un talent énorme, mais il doit à présent concrétiser. Concernant Fernando, toute la question est pour lui d'être un acteur, un catalyseur dans l'équipe. S'il y parvient, il aura le soutien de McLaren-Mercedes, et dès lors l'équipe fera tout, absolument tout, pour lui.
Et Heikki Kovalainen, le remplaçant d'Alonso chez Renault ?
M.H. : Renault l'a fait grandir et il est diablement motivé. Je pense qu'il peut garder la tête froide et aller très vite...
Vous verra-t-on au Trophée Andros, cet hiver ?
M.H. : De ce que j'en ai vu et entendu, cette compétition sur glace a l'air très plaisant. Mais il faut bien courir avec une marque, et en tant que pilote Mercedes, la question est difficilement envisageable.
SOURCE : NEUF.FR
Dernière édition par le 11/13/2006, 15:38, édité 1 fois







Et Alonso n'aurait plus considéré la F1 comme un sport... ah non, ca il l'a quand même dit plus tard... 



